À propos

Tout commence avec la Compagnie. 

C’est d’elle qu’est né le projet du Centre Chorégraphique James Carlès (CCJC) une pensée, des méthodes, une exigence technique, des valeurs fortesdes prises de positions philosophiques et politiques, ainsi que des enjeux pédagogiques et des engagements sociétaux.

Véritable matrice de l’ensemble du CCJC, elle est la source d’inspiration et d’innovation permanente de ses projets : formation professionnelle, Junior Ballet, festival, recherche, actions culturelles.

Identité & vision

Depuis plus de 36 ans, la compagnie James Carlès Danse & Co développe un travail chorégraphique unique en Europe : un mélange exigeant de création contemporaine, de recherche, de reconstruction patrimoniale et de pédagogies innovantes.
Au fil des années, elle s’est imposée comme une référence essentielle dans la mise en lumière des répertoires modernes, contemporains, jazz et urbains,  ainsi que dans la révélation des œuvres afro-descendantes, longtemps invisibilisées, qui ont pourtant profondément façonné l’histoire de la danse

La compagnie est la seule en Europe à détenir, reconstruire et diffuser le répertoire fondateur de chorégraphes majeurs de la diaspora africaine :
Katherine Dunham, Pearl Primus, Talley Beatty, Féral Benga, Fodeba Keita, Walter Nicks, Rick Odums, Wayne Barbaste, Géraldine Armstrong, et bien d’autres. Longtemps méconnu, ce patrimoine chorégraphique et intellectuel d’une richesse considérable, est aujourd’hui transmis, partagé et rendu accessible au public et aux artistes.

La compagnie poursuit également la reconstruction des œuvres de grandes signatures de la danse moderne et contemporaine :
Hélène Taminis, Daniel Nagrin, Jean-Claude Gallotta, Dominique Bagouet, Ohad Naharin, Hofesh Shechter, Olivier Dubois, Anthony Egea, Thomas Lebrun, Hélène Simoneau, Akram Khan, Fernando Suels Mendoza, Sidi Larbi Cherkaoui, Barak Marshall avec son Junior Ballet Toulouse Occitanie  pour des actions éducatives et culturelles.

Enfin, elle multiplie des collaborations en création avec ces artistes :
Heddy Maalem, Mark Tompkins, Ali Moini, Robyn Orlin, Carolyn Carlson, etc.

Fonctionnant par projets, la compagnie développe un lien étroit avec les territoires, les publics éloignés, l’EAC (Education Artistique Culturelle), les scolaires et les seniors. Elle s’adapte au plus près des besoins et des réalités sociales, affirmant une démarche active de démocratie culturelle.

Ses danseurs, poly-compétents et transdisciplinaires, et issus de la formation professionnelle du Centre Chorégraphique, structurée autour des méthodes RESET©, sont capables d’interpréter un répertoire d’une diversité rare.

La compagnie a porté sa création à travers le monde, en Europe, aux États-Unis, en Afrique, aux Caraïbes et dans le Pacifique, accompagnée d’une  couverture médiatique dense et élogieuse.

Vocation

Pour James Carlès, la décolonialité est un outil de pensée critique et un véritable moteur de création et de transformation artistique. Elle permet de rendre visibles des récits et esthétiques marginalisées, de questionner les hiérarchies héritées, de proposer un espace véritablement pluriversel d’expression artistique, de renouveler la danse contemporaine dans ses fondements symboliques, techniques, politiques et poétiques. de créer un espace chorégraphique où la pluralité des héritages devient une force d’innovation et de renouvellement artistique, de proposer au public une lecture plus juste, plus profonde, plus sensible de ce qui fonde nos mouvements, nos imaginaires et nos cultures.

Le travail au  sein de la compagnie découle de cette démarche, dans laquelle la décolonialité agit comme un levier d’émancipation. C’est une manière d’élargir le champ esthétique, de complexifier le regard, de repositionner la danse dans une histoire réellement mondiale.

Une démarche très rare en Europe à articuler, combinant recherche artistique + philosophie + anthropologie + somatique + mémoire diasporique + création contemporaine.

C’est cette singularité qui place la Compagnie à part.

De là nait une écriture conceptuelle, incarnée, transdisciplinaire, profondément ancrée dans le réel. Chaque pièce naît d’un concept re-objectivé et formalisé à partir des dispositifs des méthodes RESET Dance & Chorégraphy, et RESET Soma & Fit, les danseurs participent au processus créatif qui est au cœur de la recherche et la relation avec le public, les médiations, l’EAC, les sorties de résidences sont intégrées au processus : elles éprouvent, affinent, amplifient.

La danse construit une communauté.
La scène est un espace d’expérience partagée.

Un espace d’ouverture et de dialogue. Un horizon pour la danse du XXIè siècle. 

Dans la continuité de la pensée d’Enrique Dussel, la transmodernité permet d’articuler de manière créative : la modernité, les traditions artistiques non-européennes, les pratiques somatiques, les savoirs diasporiques et les innovations contemporaines.

Pour James Carlès, la raison d’être de la compagnie est de porter ce courant chorégraphique transmoderne en Europe.  La vocation est de développer un courant original de danse, de chorégraphie et de pratiques somatiques, fondé sur la pluralité des patrimoines chorégraphiques du monde, en particulier les traditions afro-descendantes.

Ce courant repose sur une idée simple et radicale : aucune danse, aucun corps, aucune histoire n’est supérieure à l’autre.

Il se déploie au sein de la compagnie, du festival, du Junior Ballet, des EAC, des formations professionnelles et amateures, rayonnant depuis Toulouse vers l’international.

Au cœur de cette vocation : la personne, son développement, son pouvoir créatif.
Deux méthodologies RESET©, issues de recherches sur les traditions artistiques et philosophiques d’Afrique subsaharienne, structurent cette vision :

  • RESET Soma & Fit©: une technique somatique transdisciplinaire de régénération et consolidation physiologique.
  • RESET Dance & Choreography©: une technique transdisciplinaire de structuration du danseur et de développement créatif.

Ces démarches sont aujourd’hui enseignées et pratiquées dans le monde entier.

Démarche artistique

La démarche artistique de James Carlès est profondément liée à la “démarche de la vie”, un concept issu des philosophies bantoues et bamiléké, dont le Keh (KE) constitue l’un des piliers.
Le Keh n’est pas seulement une technique, c’est une structure d’intelligibilité du vivant, un principe d’organisation des relations entre corps, espace, intention et présence.
Il propose une lecture du mouvement fondée sur la cyclicité non identique, la modulation, la réversibilité, la dynamique interne du geste, l’articulation entre énergie, souffle et ancrage.

En objectivant ces principes, James Carlès a développé une méthodologie chorégraphique transmoderne qui articule les systèmes d’écriture scénique d’Afrique subsaharienne — symboliques, fonctionnels, rituels, dramaturgiques — avec les grandes traditions académiques occidentales — composition, analyse du mouvement, dramaturgie, scénographie, techniques contemporaines et postmodernes.

Cette fusion produit une syntaxe, une grammaire et une rhétorique du mouvement inédite, à la fois conceptuelle, incarnée, intuitive et hautement structurée. Tout ceci constitue l’une des signatures les plus singulières du paysage chorégraphique européen.capable de générer des dramaturgies organiques, des gestuelles traversantes, des architectures spatiales vivantes et une présence profondément incarnée.

C’est cette “démarche de la vie”, et son outillage théorique, somatique, esthétique, qui sous-tend l’ensemble du travail de la compagnie.

Pour en savoir plus sur le Keh, cliquez sur ce lien

James Carlès s’inscrit dans des filiations fortes, de Katherine Dunham, Pearl Primus, Alwin Nikolaïs, Merce Cunningham, Alvin Ailey à Germaine Acogny,  pour leur puissance théorique, artistique et humaine.

Sa démarche chorégraphique est à la fois rigoureuse, incarnée, transdisciplinaire et ouverte. Rigoureuse car chaque oeuvre naît de concepts re-objectivés, formalisés, structurés; incarnée car elle se nourrit du réel, de l’intime et des danseurs; trandisciplinaire car elle croise théorie chorégraphique occidentale et traditions africaines. Enfin ouverte car elle invite les publics à participer au processus.

Les méthodes RESET Soma & Fit© et RESET Dance & Choreography© reposent sur un principe fondamental : construire, déconstruire, reconstruire.

Ce cycle permet de clarifier les fondements techniques, de mettre en crise les habitudes corporelles, d’ouvrir de nouveaux champs créatifs, de repenser les hiérarchies culturelles du mouvement, de créer des écritures hybrides, transdisciplinaires, puissamment incarnées.

Ces méthodes nourrissent directement la création chorégraphique : elles permettent aux danseurs de développer une présence dense, une polyvalence authentique, une écriture personnelle solide, tout en respectant une grande rigueur technique.

Ce processus, issu des méthodes RESET Soma & Fit© et RESET Dance & Choreography©, est :

  • transdisciplinaire (somatique, chorégraphique, anthropologique, philosophique),
  • expérientiel (le geste comme lieu d’émergence du sens),
  • créatif (mise en crise du connu pour ouvrir le champ du possible),
  • politique (dé-hiérarchisation des formes et des cultures du mouvement),
  • pédagogique (permet à chaque danseur d’écrire sa propre grammaire tout en intégrant une rigueur technique élevée).

Le processus se développe par étapes successives, de Construction avec la  formalisation, les outils chorégraphiques et les concepts, techniques, de Déconstruction avec la mise en doute, la friction, la déhiérarchisation et l’altération productive et de Reconstruction avec l’émergence d’une écriture singulière, transmoderne, ancrée dans le réel et dans l’identité du danseur.

Cette approche produit des œuvres vivantes, poreuses, traversées, et des interprètes puissants, capables d’habiter plusieurs esthétiques en conservant une profondeur de présence rare

Les danseurs issus du CCJC sont reconnus pour leur polyvalence exceptionnelle, leur intelligence artistique, leur présence dense et leur capacité à naviguer entre les codes.

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